Au cours d’un point de presse organisé ce jeudi 03 septembre 2026 à Kinshasa, le Conseil d’Administration de la Congolaise des Voies Maritimes(CVM), qui est une entreprise du Portefeuille de l’État congolais, a tenu à éclairer l’opinion publique sur les causes du retrait de mandat de la désormais ex-Directrice Générale de cette entreprise.
En toile de fond, la CVM ayant pour mission de rendre navigable le bief maritime du Fleuve Congo, par le dragage des zones divagantes, l’entreprise étant appelée à enlever dans le fleuve, les bancs des sables et les sédiments à l’aide d’une drague appropriée. Par le partenariat avec la FEC et la création d’une Redevance Additionnelle et Conventionnelle d’Appui au Dragage(RACAD), cette entreprise a pu se constituer un fonds pouvant servir à l’acquisition d’une drague neuve propre à elle.
Selon le Président du Conseil d’Administration de la CVM, Christopher Ngoyi Mutamba, le processus d’acquisition de la dite drague ayant été entouré de beaucoup d’irrégularités, a conduit le Conseil à l’annuler au cours de sa 10e réunion extraordinaire tenue à Kinshasa en date du 26 décembre 2025, notamment pour l’insistance de l’ex-directrice générale, de recourir à la passation de marché de gré à gré et la gestion non transparente de la RACAD.
Sur instruction de la ministre du portefeuille, madame Julie Mbuyi Shiku, le Conseil d’Administration s’était réuni en date du 19 décembre 2025, pour statuer sur le processus d’acquisition de la drague. De cette réunion, il est ressorti que Madame Kawanda (désormais ex directrice générale de la CVM), avait bel et bien commis des fautes lourdes à savoir:
1. Avoir signé le contrat d’acquisition de la drague neuve sans l’autorisation préalable du conseil d’administration qui l’avait pourtant annulé;
2. Avoir signé ledit contrat d’acquisition de la drague neuve sans avoir obtenu le quitus du conseil d’administration qui, à l’époque avait annulé son processus à cause de non-respects de la loi en matière de passation des marchés publics comme l’a relevé la Première ministre dans une correspondance adressée au comité de gestion;
3. Avoir déplacé la provision du compte Redevance Additionnelle et Conventionnelle d’Appui au Dragage (RACAD), de l’ordre de 12 millions d’euros de ses banques originelles, vers la banque UBA pour un processus déjà annulé, sans en avoir informé le Conseil d’Administration, ni avoir obtenu son autorisation alors que le pouvoir d’engagement qui lui est reconnu est de 500.000 dollars;
4. N’avoir fourni aucun rapport sur la gestion des fonds de la RACAD au Conseil d’Administration, ni le montage financier pour l’acquisition de la drague;
5. Insubordination vis-à-vis du Conseil d’Administration, pour avoir manifesté un comportement récidiviste en le défiant aussi par la rétention des documents de travail. a énuméré le PCA devant la presse.
Il sied de signaler que madame Kawanda (la désormais ex-Directrice Générale de la CVM), après avoir vu son mandat retiré, elle s’est tourné vers la justice au Conseil d’État qui est une cour administrative où, après examen des faits lui reprochés, elle a été déboutée.
Bivince Mpungu











