Dans son adresse à la nation du vendredi 28 août dernier, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a décidé d’appeler au dialogue national inclusif tant souhaité par différentes couches de la société congolaise, avec un bémol sur qui pourraient participer aux assises pour la paix et la cohésion nationale, selon qui aurait pris les armes contre le pays et fait couler le sang des congolais ou qui aurait été trempé dans des activités de subversion contre un gouvernement légitime.
Un débat s’est invité dans l’opinion publique, où une frange de la classe politique congolaise estime que le Président Félix Tshisekedi aurait dû élargir la table pour tout le monde, et considère la non participation de l’AFC-M23 et Joseph Kabila consacreraint l’exclusion.
Contacté à ce sujet par la Rédaction de CONGOINFO.NET, le Professeur constitutionnaliste, Eugène Banyaku explique, « .., dans son entendement fondamental, une négociation est une démarche diplomatique pour la résolution d’un conflit d’intérêts entre parties en vue d’atteindre un compromis, un accord ou un traité sur un sujet donné. Un dialogue depuis l’acception d’Aristote et Platon est une interlocution entre personnes pour atteindre la vérité sur une situation de crise. Il s’agit de versions et arguments opposés ou divergeants à la quête de la vérité » a-t-il mentionné
Et de poursuivre,
« .., le dialogue procède par argumentiations pour convaincre, tandis qu’une négociation est un procès de rapport de force entre parties en présence, généralement entre parties belligérantes et antagonistes« a-t-il éclairé
Et de rencherir,
« .., différemment de deux premiers, les consultations populaires constituent une démarche politique du type référendaire. Il se distingue du référendum par sa procédure moins formaliste et non prévue par toute constitution en vigueur« a-t-il conclu
Bivince Mpungu





