Le débat sur le lieu du futur dialogue national inclusif en République Démocratique du Congo prend une nouvelle tournure. Dans une déclaration signée et publiée ce lundi 10 Août 2026 par sa coordination nationale, le Mouvement Article 64 (M.A64), qui se présente comme un mouvement non armé, affirme avoir appris par des sources proches, que le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo privilégierait Brazzaville, en République du Congo, pour la tenue de ces assises.
Ainsi, la coalition politique d’opposition conteste dors et déjà cette option et estime que le choix du lieu doit faire l’objet d’un consensus entre les différentes parties prenantes. Cette prise de position intervient alors que la CENCO et l’ECC poursuivent leurs consultations avec les acteurs politiques autour du dialogue inclusif souhaité par le chef de l’État.
Le M.A64 dit notamment craindre que Brazzaville n’offre pas suffisamment de garanties de sécurité aux opposants congolais. «…pourquoi seulement Brazzaville ? Nous connaissons Brazzaville bien mieux que monsieur Félix Tshisekedi Antoine, il n’y a pas de sécurité pour l’opposition à Brazzaville », affirme le mouvement, évoquant le risque que certains participants puissent, selon lui, être discrètement arrêtés puis transférés vers Kinshasa. Pour appuyer son argumentaire, il cite le cas historique de Pierre Mulele, ancien chef rebelle, rentré en RDC après son exil à Brazzaville avant d’être exécuté en 1968 sous le régime de Mobutu. Les détails précis avancés dans cette déclaration sur les sévices subis par Mulele n’ont toutefois pas pu être corroborés par les sources consultées.
Face à ces inquiétudes, le M.A64 propose que le dialogue se tienne plutôt en Ouganda ou au Kenya, pays qu’il considère comme offrant davantage de garanties de sécurité aux différentes délégations. «…nous proposons que le dialogue inclusif se tienne en Ouganda ou au Kenya. Dans ces pays, la sécurité est garantie pour toutes les parties », a déclaré le mouvement, avant d’appeler la CENCO, l’ECC et les autres parties prenantes à ne pas laisser le lieu des discussions être décidé unilatéralement.
Et de poursuivre, «…ce n’est pas Monsieur Félix Tshisekedi qui doit nous imposer le lieu du dialogue inclusif », a-t-il conclu.
Dario Kiaka





