Le sénateur Jean Tshisekedi Kabasele est monté au créneau pour critiquer la position de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) sur le débat relatif à une éventuelle révision ou à l’élaboration d’une nouvelle Constitution en République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée sur son compte X ce dimanche 21 juin 2026, l’élu du Kasaï-central affirme sans ambages que l’Église catholique a « manqué l’occasion d’apporter une lecture équilibrée et rassembleuse » sur cette question qu’il considère comme relevant de la souveraineté populaire.
Pour le sénateur, la prise de position de la CENCO s’inscrit dans une continuité politique préoccupante. «…au lieu de jouer un rôle d’apaisement, elle a choisi une posture clivante », affirme-t-il, avant de rappeler qu’il y a quelques mois, cette institution religieuse s’était, selon lui, rapprochée de « ceux qui ont choisi la confrontation contre l’État ». Jean Tshisekedi considère que les récentes déclarations des évêques renforcent les interrogations sur leur positionnement dans les grands débats nationaux.
Le parlementaire va plus loin en accusant ouvertement la CENCO de s’aligner sur des acteurs qu’il présente comme hostiles aux intérêts du pays. «…je considère que cette structure s’aligne désormais derrière ses nouveaux maîtres, notamment Joseph Kabila et ceux qui ont choisi la voie des armes contre les intérêts de la Nation », déclare-t-il.
Réaffirmant sa confiance au peuple congolais, Jean Tshisekedi soutient que la CENCO « n’est ni Dieu ni le peuple » et ne peut se substituer à la volonté populaire. Il rappelle que la RDC est un État laïc où les grandes décisions doivent être tranchées par les citoyens eux-mêmes. «…aucun avis, aucune structure, aussi influente soit-elle, ne pourra arrêter la marche de la République. La réalité du peuple finira par trancher ce débat», conclut-il.
Dario Kiaka











