RDC/Confrontation à la marche de la C64 : ».., c’était un attentat prémédité, on nous a tendu un guet-apens » (Martin Fayulu)

La Coalition Article 64(C64) a organisé ce mardi 15 Septembre 2026, des manifestations à Kinshasa et dans d’autres provinces, pour  exprimer leur désaccord   sur le projet  de changement  de la constitution de 2006 envisagé par l’Union Sacrée de la Nation au pouvoir. De leur itinéraire et point de chute  initialement prévus pour le siège  du parlement(Palais du peuple), les discussions  ont menées la veille et un compromis a été  trouvé avec l’autorité provinciale de Kinshasa, pour délocaliser le point de chute au siège  du parti  Ecidé  de Martin Fayulu.

Après un rassemblement  à l’échangeur de Limete, la marche a démarré sur le boulevard Lumumba. Arrivée au niveau  de la 13e rue, des altercations ont commencé entre les manifestants et d’autres partisans de la majorité. Pour disperser les foules au point de la Confrontation, les coups de gaz lacrymogène ont été  tirés par la police.

En débandade, les manifestants ont  évacué, leurs leaders dans les abords du boulevard, ».., c’était un attentat prémédité. On nous a tendu un guet-apens. j’ai vu des machettes à 4 mètres de moi. Heureusement que j’ai eu la force de fuir.  C’était une course de fond avec des gars qui étaient à 3 mètres de moi avec des machettes » a déclaré  Martin Fayulu encore en sueur devant la presse.

Le leader du parti Ecidé a indexé une structure  des jeunes de L’UDPS (Forces  du Progrès) à la base de ces échauffourées, ».., on nous a tendu un guet-apen. Tout cela en complicité avec les policiers qui étaient supposés nous protéger. Quand nous avons entendu les coups de gaz lacrymogène, nous nous sommes dit que c’est la police qui était en train de nous protéger contre les Forces du progrès. On avance et on voit des policiers qui tirent à gaz lacrymogène vers nous » a-t-il ajouté

Et d’ajouter,
« .., tout le long du boulevard ce sont les éléments de la force du progrès qu’ils ont placé pour nous attaquer voilà le Congo qui est devenu Haïti, voilà le pouvoir qui travaille avec une milice privée pour nous attaquer pour réprimer les manifestations » a-t-il renchéri en conclusion

Bivince Mpungu