Les Forces Politiques Alliées à l’UDPS/Tshisekedi (FPAU) ont réaffirmé leur soutien à l’ouverture d’un débat national sur l’avenir constitutionnel de la République démocratique du Congo. Dans une déclaration politique publiée lundi 21 juin 2026 en réaction au message de l’Assemblée plénière extraordinaire de la CENCO, la plateforme estime que « toute réflexion relative à l’actualisation, à la révision ou à l’adoption d’une nouvelle Constitution relève, en dernier ressort, de la volonté souveraine du peuple congolais ».
Les FPAU se disent également surprises par certaines prises de position qui tendraient, selon elles, à délégitimer le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle. «…vingt années après son adoption, il n’y a rien d’ antidémocratique ni d’ illégitime que le peuple congolais puisse librement réfléchir à son évaluation, à son actualisation ou à son éventuelle adaptation aux réalités nouvelles », rapporte le document, rappelant que la Constitution actuelle a été adoptée dans un contexte particulier de sortie de guerre et de reconstruction de l’État.
Par ailleurs, la plateforme assure ne vouloir imposer aucune option constitutionnelle aux Congolais. «…elles défendent avant tout le droit inaliénable du peuple souverain à débattre librement de son avenir institutionnel », souligne-t-il, avant d’affirmer ne craindre « ni le débat, ni le verdict des urnes » tout en invitant toutes les sensibilités politiques à soumettre leurs arguments à l’appréciation du peuple, qu’elles considèrent comme « seul juge légitime en cette matière ».
Enfin, les alliés de l’UDPS/Tshisekedi appellent les acteurs politiques, la société civile et les confessions religieuses à privilégier « un débat républicain, serein et responsable » sur les grandes questions engageant l’avenir du pays. Convaincues que « les grandes décisions engageant l’avenir de la République démocratique du Congo doivent être prises par le peuple lui-même », les FPAU réaffirment leur « attachement à la démocratie, à l’unité nationale et à la souveraineté populaire», conclut le communiqué.
Dario Kiaka











