La rentrée parlementaire prévue pour ce 15 septembre 2026, s’annonce susceptible d’être perturbée par l’itinéraire des manifestations annoncées par l’opposition politique (C64). André Mbata Mangu, député national et président de la Commission politique, administrative et juridique (PAJ), a réagi à la proposition d’Augustin Kabuya de décaler à 18 heures, cette cérémonie solennelle qui se tiendra au palais.
Dans une correspondance du 7 septembre 2026, Augustin Kabuya avait évoqué des raisons sécuritaires, alors que la Coalition Article 64 (C64), annonce une mobilisation le même jour contre toute modification de la Constitution. Il estime que la concomitance entre la manifestation et la rentrée parlementaire pourrait créer « des risques de tensions, de provocations ou de confrontation avec les représentants du peuple se rendant au siège du Parlement», peut on lire dans cette lettre.
Pour André Mbata Mangu, cette proposition constitue une situation « sans précédent ». Le constitutionnaliste rappelle que l’ouverture solennelle d’une session parlementaire est un rendez-vous institutionnel réunissant notamment les représentants des institutions de la République et le corps diplomatique. «…les libertés publiques, bien que garanties dans une démocratie, peuvent connaître certaines limitations lorsqu’elles doivent être conciliées avec l’ordre public et le fonctionnement régulier des institutions», a-t-il souligné.
Et de poursuivre,
«… à ma connaissance, depuis l’indépendance de la RDC, le 30 juin 1960, aucune cérémonie solennelle d’ouverture de session parlementaire n’a été organisée de nuit », a-t-il renchérit.
Cette polémique intervient dans un contexte politique déjà tendu autour du débat constitutionnel, tandis que la décision sur l’horaire du 15 septembre relève désormais des autorités compétentes de l’Assemblée nationale.
Dario Kiaka





