La question du changement de la constitution en République Démocratique du Congo et la dernière communication de la Cenco, continuent de faire couler beaucoup d’encres et de salives. Les avis fusent de partout, comme celle de l’ancien ambassadeur de la RDC, André Alain Atundu Liongo, qui dans sa communication à la presse, dont une copie est parvenue à la rédaction de CONGOINFO.NET, revient sur la nécessité du changement pour arriver à s’émanciper du contrôle extérieur dans la gouvernance du pays.
De l’observation sur la pratique politique de ces derniers décennies, André Atundu fait remarquer, « .., la réalité est que depuis l’arrivée de l’AFDL, le Rwanda a joué un rôle prépondérant dans la gouvernance de notre pays, dans la désignation de certains responsables. Donc, aujourd’hui il ne faut pas nier l’évidence. Tout le sens du combat du Président Tshisekedi, c’est de libérer notre pays, ses habitants et son territoire de cette emprise prégnante » a-t-il indiqué
Et de poursuivre,
« .., d’abord il faut savoir que c’est une opération qui dure depuis 30 ans, donc c’est une sous-culture. Et pour enlever la sous-culture, il faut beaucoup de temps et de méthodes. Le Président a pris du temps et il a pris la méthode d’étouffer la main du Rwanda sur le Congo. Aujourd’hui, on est plus libre qu’hier, on a la volonté de se libérer. Lorsque le président Tshisekedi avait dit que le patron de l’AFC c’est Kabila, beaucoup en étaient offusqués, mais le fait qu’aujourd’hui, Nangaa prenne la parole pour défendre l’ancien président, c’est une indication qui peut amener la puce à l’oreille » fait-il observer
Et Alain Atundu de revenir sur le système de gouvernance sous Kabila avec la constitution du 18 février 2006, ».., quand on analyse finalement les 18 ans, ce qui s’est passé, d’abord au niveau de la Constitution, c’est une constitution de tout le monde, le Rwanda, l’Ouganda, l’Afrique du Sud, l’union européenne et autres, c’est eux qui ont produit cette constitution. Mais lorsque on voit le nombre des « Rwandaleux » c’est-à-dire des gens qui étaient des rwandais mais qui ne l’acceptaient pas. Quand on voit les nominations imposées, les positions données, on se dit que tiens le Rwanda a une main lourde sur la gouvernance de la République Démocratique du Congo« a-t-il renchérit en conclusion
Bivince Mpungu











