Les États-Unis d’Amérique viennent d’imposer des sanctions à l’armée rwandaise (Rwanda Defence Force) et à quatre de ses hauts responsables. Cette décision du Trésor américain fait suite à des accusations de Washington, qui reproche à Kigali de soutenir activement les rebelles de l’AFC/M23 dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
La communauté internationale craint une escalade du conflit, menaçant même la stabilité du Burundi. Les États-Unis, par ces sanctions, veulent forcer Kigali à changer radicalement de comportement pour relancer le processus de paix.
Ces sanctions surviennent peu après la signature d’une déclaration de paix, les« Accords de Washington», négociée sous l’égide du président Donald Trump. Malgré cette initiative diplomatique impliquant les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, l’AFC/M23 appuyé par les RDF, a attaqué Uvira, une ville stratégique près de la frontière burundaise, entraînant un nouveau déplacement de populations civiles,«…, le président Trump est le président de la paix, et le Trésor utilisera tous les outils à sa disposition pour s’assurer que les parties aux Accords de Washington respectent leurs obligations », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent avant de poursuivre,«…, nous exigeons le retrait immédiat des troupes, des armes et des équipements de la RDF» mentionne-t-il.
À en croire plusieurs sources sécuritaires, l’armée rwandaise est accusée par Washington de déployer des milliers de soldats en RDC et d’y introduire des technologies militaires avancées (brouillage GPS, défense antiaérienne, drones). L’armée rwandaise facilite aussi le recrutement et la formation de combattants et profite des zones minières contrôlées par l’AFC/M23 pour financer ce mouvement.
En conséquence, les avoirs de quatre figures importantes de l’armée rwandaise (Vincent Nyakarundi, Mubarakh Muganga, Ruki Karusisi, Stanislas Gashugi) sont gelés et les transactions avec des entités américaines leur sont interdites.
Bivince Mpungu











