La Haute Cour Militaire a poursuivi, ce mardi 27 janvier 2026 à Kinshasa, le procès du Lieutenant-Général Philémon Yav Irung, ancien commandant de la troisième zone de défense des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). L’audience du jour a été consacrée à l’audition de plusieurs témoins impliqués dans l’affaire au moment des faits, marquant une étape importante dans l’instruction de ce dossier à forte portée sécuritaire.
Parmi les personnalités entendues figurent le Lieutenant-Général Constant Ndima, ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général-Major Sylvain Ekenge, alors conseiller et porte-parole de ce dernier, ainsi que le général de brigade Mwehu Lumbu Évariste, ancien commandant de l’opération Sokola 2 au Sud-Kivu, aux côtés d’un autre officier général. Ces témoignages visent à éclairer la Cour sur le contexte opérationnel et décisionnel ayant entouré les faits reprochés au prévenu.
La Cour devait également se pencher aussi sur la réponse de l’Administrateur Général de l’Agence nationale de renseignements (ANR) au réquisitoire de l’Auditeur Général des FARDC concernant l’examen des téléphones du Lieutenant-Général Yav Irung. Ce dernier est soupçonné d’avoir été en contact avec l’entourage de James Kabarebe, notamment, son secrétaire au nom d’un certain Sinkonko. Réaffecté dans l’est du pays depuis 2020, il( Philémon Yav) commandait une zone stratégique couvrant le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri, le Maniema et la Tshopo.
Surnommé le « Tigre », Philémon Yav Irung est régulièrement cité parmi les Généraux issus de l’espace Grand Katanga, évoqués par certaines personnalités politiques, dont l’ancien président Joseph Kabila, pour dénoncer une supposée marginalisation régionale sous le régime de Félix Tshisekedi. Une thèse rejetée par l’armée congolaise, « lorsqu’on entre dans l’armée, il n’existe plus de tribu. les interpellations et arrestations de certains officiers s’inscrivent strictement dans le cadre de la législation militaire », a déclaré Sylvain Ekenge porte parole de FARDC en suspension.
Dario Kiaka










