Dans un communiqué du ministère des Finances daté du 20 janvier 2026, dont une copie est parvenue ce jour à la rédaction CONGOINFO.NET, le gouvernement congolais se félicite des premiers résultats de la réforme de la dépense fiscale pétrolière, engagée en 2024 notamment, les dépenses fiscales liées aux produits pétroliers, rapporte le document, avaient atteint des niveaux jugés préoccupants, culminant à 1,6 milliard USD en 2022 et 1,1 milliard USD en 2023, soit près de 15 % des recettes courantes. Face à cette situation, les ministères des Finances, des Hydrocarbures et de l’Économie nationale ont initié une réforme visant la rationalisation des exonérations et une meilleure taxation des carburants consommés notamment par les sociétés minières.
Consacrée par l’article 22 de la Loi de finances 2025 et matérialisée par un arrêté interministériel signé le 2 mai 2025, la réforme est entrée effectivement en vigueur à la fin du mois de juillet. Elle a été accompagnée de mesures complémentaires, dont la suspension de certaines exonérations à l’importation des produits pétroliers, l’intensification du marquage moléculaire et le renforcement des contrôles de la Brigade de lutte contre la fraude et la contrebande pétrolière. D’après le ministère des Finances, ces actions combinées ont permis une hausse de plus de 1 700 % des recettes pétrolières mobilisées par la Direction générale des douanes et accises (DGDA).
En effet, les chiffres avancés témoignent d’un saut spectaculaire : une moyenne mensuelle des recettes pétrolières est passée de 4,4 milliards de CDF entre janvier et juillet 2025 à plus de 78,5 milliards de CDF entre août et décembre, après l’entrée en vigueur de la réforme. Au total, la DGDA a mobilisé 6 848 milliards de CDF à fin décembre 2025, dépassant largement les 6 280 milliards de CDF prévus dans le Plan de trésorerie 2025, soit un taux de réalisation de 109 %. Pour le gouvernement, ces résultats confirment l’impact positif d’une gouvernance fiscale plus rigoureuse et ouvrent des perspectives encourageantes pour le financement du budget de l’État.
Dario Kiaka










