RDC : Le ministère des Finances dément toute irrégularité dans le dossier des nouvelles plaques d’immatriculation

Le ministère des Finances a, dans un communiqué dont une copie est parvenue à la rédaction CONGOINFO.NET, ce lundi 12 janvier 2026, tenu a réfuter toutes les allégations de corruption, d’opacité et de favoritisme entourant le lancement, le 6 janvier dernier, des nouvelles plaques d’immatriculation sécurisées en République démocratique du Congo, relayées par notamment par la coalition citoyenne « Le Congo n’est pas à vendre » (CNPAV), ces accusations ont ravivé la controverse autour de cette réforme sensible.

Face aux critiques évoquant un processus jugé chaotique, un changement technique contesté, avec l’introduction de plaques en plexiglas, et des soupçons de marges indues via un intermédiaire local, le ministère assure que la réforme vise avant tout à mettre fin à l’anarchie du marché parallèle et aux fraudes à caractère sécuritaire. «…le nouveau système garantit une meilleure traçabilité des véhicules, conforme aux normes internationales», indique le communiqué.

Et de poursuivre,

«…toutes les procédures légales ont été respectées, depuis l’appel d’offres jusqu’à l’approbation du contrat par la Première ministre», a-t-il affirmé, avant de rejeter toute implication d’intermédiaires privés dans la structure des coûts.

Pour rassurer les automobilistes, les autorités financières précisent qu’une période probatoire d’un an leur est accordé. «…les véhicules déjà en circulation pourront continuer à utiliser les anciennes plaques, le remplacement ne s’appliquant, dans un premier temps, qu’aux nouveaux véhicules», précise-t-il.

Par ailleurs, le ministre réaffirme son engagement en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance et invite le public à consulter la documentation officielle, alors que cette quatrième réforme du système d’immatriculation depuis l’ère Mobutu continue de susciter de vives interrogations sur son coût réel et sa plus-value sécuritaire.

 

Dario Kiaka