Arrivé lundi 2 mars 2026 à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a immédiatement entamé une ronde d’inspection des principaux chantiers, à commencer par l’aéroport national de Tshikapa, dont les travaux de réhabilitation et de modernisation, exécutés par Horizon Corporation et financés par l’APCSC, accusent un retard jugé préoccupant par l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT). Le ministre a exigé le respect strict des délais pour ce projet stratégique destiné au désenclavement du Kasaï.
Même fermeté sur les chantiers routiers, notamment sur la route frontalière Tshikapa-Kandjaji où la firme Toha Investissement a été rappelée à l’ordre face à la lenteur observée. Sur le terrain, les riverains expriment leur exaspération. S’inscrivant dans la vision de reconstruction portée par le président Félix Tshisekedi, John Banza a martelé qu’aucun compromis ne sera toléré ni sur la qualité ni sur la durabilité des ouvrages.
En voirie urbaine, la mission a relevé des avancées notables sur les avenues de l’Assemblée et Lungudi, où l’entreprise SAFRIMEX a stabilisé des érosions menaçantes et procédé à l’aplanissement de la chaussée. Toutefois, la lutte contre les ravins reste un défi majeur, notamment sur l’avenue OVD menacée par l’érosion Kapongo, où un grand collecteur est en construction. Les travaux de l’érosion Koseka Moninga, fléau vieux de plus de 40 ans, ont été officiellement lancés, avec notamment 100 000 m³ de remblais utilisés pour combler un fossé de plus de dix mètres et sécuriser l’avenue Likasi.
Accompagné du gouverneur Crispin Mukendi et du chargé de mission du Chef de l’État Yannick Luntandila, le ministre a également inspecté le stade de Kanzala, promis à une reconstruction totale, l’érosion Budikadidi ainsi que la Route nationale n°1 sur le tronçon Tshikapa-Kamuesha jusqu’au pont Kaluebo, à la frontière du Kasaï Central. Entouré des responsables sectoriels notamment de l’Office des routes, OVD, ACGT, Fonds national d’entretien routier et Bureau technique de contrôle, John Banza a résumé sa ligne directrice. « Je veux du concret. Le travail doit être bien fait pour durer dans le temps », traduisant une volonté affirmée de passer des promesses aux inaugurations.
Dario Kiaka










