L’ancien candidat à la dernière présidentielle Seth Kikuni s’était vu brièvement interpellé par la Direction Générale de Migration(DGM) à l’aéroport international de N’djili après sa participation à la réunion de « Sauvons la RDC » créé récemment par Joseph Kabila à Nairobi, une structure jugée subversive par Kinshasa.
L’opposant congolais et président du parti politique « PISTE pour l’émergence » était libéré quelques heures après mais son passeport confisqué cela fait 32 jours.
Lors de sa dernière communication diffusée sur les réseaux sociaux, Seth Kikuni réclame son passeport, « Rendez-moi mon passeport. Cela fait 32 jours que mon passeport a été confisqué de manière arbitraire par la Direction Générale de la Migration (DGM), suite à mon arrestation par l’ANR à l’aéroport de N’djili. Aucune raison valable n’a été fournie pour justifier cette violation de mes droits fondamentaux », a-t-il déclaré
D’après cette figure de l’opposition congolaise, cette rétention a été effectuée sans base légale apparente, ni décision de justice et notification officielle et cela constitue une atteinte à la liberté de circulation, pourtant garantie par la Constitution, et une restriction arbitraire à ses droits,« À ce jour, toutes mes tentatives pour récupérer mon document sont restées infructueuses. Je me heurte systématiquement à du chantage, à de l’intimidation et à des propositions indécentes. Par l’intermédiaire de la DGM, le gouvernement me prive ainsi injustement de ce qui m’est dû », a fustigé Seth Kikuni.
Par ailleurs, cet acte, a-t-il martelé, constitue une violation flagrante de ses droits garantis entre autres, par la Déclaration universelle des Droits de l’homme en son article 13, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 12) et la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples en son article 12.
A.I










