Depuis le 29 janvier, la deuxième édition du festival culturel «Bana Ubangi» bat son plein dans la ville de Gemena, capitale de la province du Sud-Ubangi, offrant pendant trois jours une immersion vivante au cœur de l’identité culturelle de la province. Organisée par le Groupe Linzabe pour la Mobilisation Culturelle (GLM-C), cette manifestation met en lumière la richesse du patrimoine immatériel de la région à travers des performances musicales, des danses traditionnelles, des expositions artisanales et des prestations théâtrales, rassemblant artistes, chefs coutumiers, jeunes et populations locales autour d’une célébration festive et fédératrice.
Pour les organisateurs, «Bana Ubangi» est bien plus qu’une fête culturelle. «…c’est un vecteur de consolidation de l’identité ubangienne et un espace de valorisation des talents locaux longtemps méconnus», a déclaré Serge Linzabe, président de GLM-C, soulignant l’importance de faire de la culture un outil de cohésion sociale et d’unité dans la diversité, invitant la population à s’approprier cet événement et à en faire un rendez-vous incontournable pour la jeunesse et les acteurs culturels.
Malgré les défis structurels, ajoute-il, notamment le manque de financement et d’infrastructures adaptées, la passion des organisateurs et l’engouement du public restent des moteurs essentiels pour la réussite du festival.
Au-delà des célébrations, les promoteurs du festival lancent un appel aux partenaires et mécènes pour soutenir durablement cette initiative culturelle porteuse d’un message national fort. Ils estiment que l’appui institutionnel, financier et public permettra non seulement de pérenniser Bana Ubangi, mais aussi de renforcer le rayonnement du patrimoine culturel du Sud-Ubangi à l’échelle nationale et au-delà, en contribuant à l’émergence d’un secteur culturel dynamique et générateur de développement.
Dario Kiaka










