Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se sont réunis ce jeudi 29 janvier 2026 à Bruxelles, sous la direction de Kaja Kallas, Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Au menu des leurs échanges, la situation dans la région des Grands Lacs, à la lumière de la recrudescence récente des violences dans l’est de la RDC.
Dans son compte rendu publié à l’issue des travaux, l’Union européenne précise que « les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont examiné comment l’Union peut soutenir les efforts de paix fondés sur les accords de Washington et la déclaration de Doha, ainsi que les efforts de médiation de l’Union africaine ».
Et de poursuivre,
«…les Vingt-Sept se sont penchés sur les moyens de remédier à la détérioration de la situation humanitaire et sur la nécessité d’intensifier l’engagement diplomatique de l’UE sur le terrain», indique le communiqué.
Cependant, avec l’implication accrue des États-Unis dans la médiation entre Kinshasa et Kigali, ainsi que le rôle actif du Qatar dans le dossier AFC/M23, plusieurs observateurs estiment que l’Union européenne semble marquer un certain retrait. Cette posture contraste avec celle adoptée en 2025, lorsque l’UE avait exercé une pression significative sur Kigali et sur la rébellion, notamment après l’occupation de Goma et Bukavu par l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda.
Dario Kiaka










