RDC/Crise à l’Est: La France soutient l’initiative togolaise et appelle à une désescalade immédiate

Face à la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), la France a réaffirmé son plein soutien à l’initiative de médiation portée par le Togo, sous l’égide de l’Union africaine (UA), à la suite d’une réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix, tenue du vendredi 16 au samedi 17 janvier 2026 à Lomé. Dans un contexte marqué par la recrudescence des combats, notamment impliquant la rébellion de l’AFC/M23, Paris appelle à une désescalade immédiate des violences et à une relance coordonnée des efforts diplomatiques pour ramener une paix durable dans la région des Grands Lacs.

Dans une déclaration officielle, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué le rôle du président togolais Faure Essozimna Gnassingbé, désigné médiateur de l’UA pour la crise dans l’Est de la RDC. «…cette initiative constitue un cadre crédible pour harmoniser les différentes démarches de paix en cours, notamment celles menées à Washington, Doha et Nairobi, afin d’éviter la dispersion des efforts et renforcer l’efficacité de la médiation régionale», a-t-il déclaré.

La réunion de haut niveau organisée récemment à Lomé a permis de poser les bases d’une meilleure coordination entre facilitateurs africains et partenaires internationaux. Les participants ont insisté sur la nécessité de relancer le dialogue politique, de respecter les engagements de cessez-le-feu et de créer des mécanismes de suivi indépendants. Cette dynamique diplomatique intervient alors que la situation sécuritaire reste volatile dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les affrontements continuent de provoquer des déplacements massifs de populations.

Parallèlement aux efforts politiques, la France appelle à la poursuite et au renforcement de la mobilisation internationale pour faire face à l’urgence humanitaire. Des millions de personnes sont affectées par les violences, avec des besoins critiques en nourriture, soins de santé et protection des civils. Paris plaide pour un accès humanitaire sûr et sans entrave, soulignant que toute solution durable au conflit doit impérativement placer les populations civiles au cœur des priorités.

Dario Kiaka