Jules Alingete, ancien Inspecteur général chef de service de l’Inspection générale des finances (IGF), a salué samedi 14 mars la promulgation de la loi instituant le Tribunal pénal économique et financier ainsi que le Parquet général près cette nouvelle juridiction. Cette réforme, portée par le président Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, est perçue comme une avancée majeure dans le renforcement de la justice économique en République démocratique du Congo.
Défenseur de longue date de la création de juridictions spécialisées, Jules Alingete estime que cette initiative vient conforter le combat mené depuis plusieurs années contre la criminalité économique et la corruption. Dès 2022, il figurait parmi les premiers responsables publics à plaider pour la mise en place de tribunaux capables de poursuivre efficacement les délits dits « à col blanc ».
Dans un message publié sur son compte X, l’ancien patron de l’IGF a félicité l’Exécutif pour cette avancée institutionnelle. « Nous saluons l’effectivité de la création du Tribunal pénal économique et financier ainsi que du Parquet général près cette juridiction par Ordonnance-Loi. Par cet acte, Son Excellence Monsieur le Président de la République marque une avancée majeure dans la lutte contre la corruption dans notre pays », a-t-il déclaré.
Pour plusieurs observateurs, la mise en place de ces instances spécialisées pourrait améliorer la répression des infractions économiques, accélérer les procédures judiciaires et renforcer la transparence dans la gestion des deniers publics. Les prochaines étapes attendues concernent notamment la nomination des magistrats spécialisés, l’organisation matérielle des juridictions et la coordination avec les services d’enquête financière afin d’assurer l’efficacité réelle de ce nouveau dispositif judiciaire.
Dario Kiaka










