Dans un contexte déjà marqué par des tensions autour du rôle et des activités du Conseil National de Cyberdéfense (CNC), Lisette Kabanga, directrice de cabinet au sein de cette institution stratégique rattachée à la Présidence de la République, par le biais de son avocat, a, devant la presse ce samedi 31 Janvier 2026 à Kinshasa, lancé une mise en garde ferme contre les allégations de diffamation dont elle serait la cible. Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux et certains médias nationaux, Mme Kabanga est accusée à d’être responsable d’arrestations et de détentions arbitraires, des faits qu’elle conteste fermement et qu’elle attribue à des campagnes malveillantes visant à discréditer sa personne et l’institution qu’elle représente.
Face à ces attaques, indique son avocat, Lisette Kabanga se réserve le droit de déposer une plainte officielle contre les auteurs de ces propos, qu’elle qualifie de mensongers et diffamatoires. Alors que certaines organisations de la société civile et plateformes en ligne multiplient des dénonciations contre le CNC, notamment pour des actions répressives alléguées, elle insiste sur le fait que ces accusations ne reposent sur aucune preuve juridique formelle et relèvent d’une tentative de manipulation de l’opinion publique.
Par ailleurs, ces développements interviennent alors que le CNC, dont la mission officielle est de coordonner la cyberdéfense et la sécurité numérique en RDC, fait l’objet de critiques persistantes, y compris des saisines judiciaires internationales dans des dossiers connexes liés à des violations présumées des droits de l’homme. Récemment, une ONG a saisi la justice canadienne contre des responsables du CNC, incluant Mme Kabanga, pour leur rôle présumé dans des interpellations et détentions qui seraient contraires aux normes internationales.
Dario Kiaka










