Nord-kivu/Insécurité à Butembo : Le gouverneur militaire restreint la présence des Wazalendo armés en milieux urbains

Le jeudi 8 janvier, au lendemain d’un double assassinat à Butembo, dont celui d’un policier, le gouverneur militaire Evariste Somo s’est rendu dans cette ville où il a convoqué un conseil provincial de sécurité, avant d’engager des échanges citoyens avec les forces vives et les animateurs des mouvements Wazalendo du front nord. Face à cette recrudescence de la criminalité dans des zones densément peuplées du Nord-Kivu, les autorités provinciales ont arrêté une série de mesures visant à y rétablir la sécurité.

Soupçonnés par une partie de la population d’être impliqués dans l’instabilité sécuritaire en raison de la détention incontrôlée d’armes de guerre, les Wazalendo ont été sommés par le gouverneur de ne plus fréquenter les milieux urbains. Ce, quelques jours après des affrontements entre deux factions Wazalendo en plein centre de Butembo, des incidents qui ont semé la peur et l’incertitude, et qui s’ajoutent à une série de violences parfois meurtrières régulièrement enregistrées dans la région.

En réponse, les représentants des Wazalendo se sont montrés réceptifs à la mesure annoncée par l’autorité provinciale et ont promis de s’y conformer et de contribuer au rétablissement de la sécurité à Butembo et Lubero. « Nous sommes engagés depuis longtemps. Nous sommes du côté du gouvernement. Et, comme le message est là, on obéit. Nous sommes prêts à travailler avec le gouvernement congolais », a déclaré John Mangaiko, porte-parole des Wazalendo front nord.

Par ailleurs, à Butembo et Lubero, des habitants dénoncent la libre circulation des armes. « Les armes sont en libre circulation du fait du phénomène Wazalendo à Butembo et Lubero », s’est indigné un internaute, inquiet du regain des violences après l’assassinat du policier Ngike et du jeune Tebeka Destin, survenu le mercredi 7 janvier dans les communes de Bulengera et Kimemi.

Dario Kiaka