Dans une communication d’alerte publiée en date du 12 mai 2024, dont une copie est parvenue à la rédaction de CONGOINFO.NET, la famille de Pitoux Boboto exprime son inquiétude suite à la disparition « forcée » de leur fils, Pitoux Boboto, depuis le 04 décembre 2023, à Brazzaville.
Rappel des faits
La famille de Boboto Pitoux déclare que leur fils est porté disparu depuis le 4 décembre 2023, sans nouvelles à ce jour. Selon les informations recoupées, Boboto Pitoux aurait été interpellé par des éléments de la police de la République du Congo à Brazzaville. Le motif de cette interpellation : obtenir des renseignements sur la localisation de sa sœur, Dorcas Boboto, journaliste de profession.
Un contexte de harcèlement et d’exil forcé
Cette disparition s’inscrit dans un contexte de pressions graves. Dorcas Boboto aurait fait l’objet de recherches et de harcèlement pour avoir dénoncé publiquement des crimes imputés au gouvernement, lors d’événements survenus au stade Michel d’Ornano à Brazzaville.
Face à l’insécurité et aux menaces, une partie de la famille, dont la mère de Boboto Pitoux, aurait été contrainte de quitter Brazzaville pour se réfugier à Kinshasa. Cet exil forcé traduit la peur et la détresse d’une famille prise dans l’étau de la répression.
Les exigences de la famille Boboto
1. Elle exige la lumière sur le sort de Boboto Pitoux. Un citoyen interpellé par la police doit être présenté à un magistrat dans les délais légaux. Sa famille a le droit de savoir où il se trouve. Le silence des autorités, depuis plus de deux ans, est inacceptable.
2. Elle rappelle le principe de responsabilité individuelle. Nul ne peut être arrêté ou détenu à la place d’un autre. Interpeller un frère pour atteindre sa sœur journaliste constitue une violation grave des droits humains et des conventions internationales ratifiées par la République du Congo.
3. Elle dénonce le harcèlement des journalistes et de leurs familles. Dénoncer des crimes ne saurait être un crime. La liberté de la presse et la protection des sources sont des piliers de tout État de droit. S’attaquer à la famille d’une journaliste, c’est tenter de museler la vérité par la terreur.
Appel aux autorités et à la communauté internationale
Les Sentinelles de la République et Communicateurs du Peuple demandent :
1. Aux autorités de la République du Congo de faire toute la lumière sur la disparition de Boboto Pitoux, de le présenter à sa famille s’il est vivant, ou d’établir les responsabilités s’il lui est arrivé malheur.
2. Aux autorités de la République Démocratique du Congo d’assurer la protection des membres de la famille réfugiés à Kinshasa, conformément au droit d’asile.
3. Aux organisations de défense des droits de l’homme, à l’Union Africaine et aux Nations Unies de se saisir de ce dossier.
Et de conclure,
« Un État ne grandit pas en faisant disparaître ses enfants. Il grandit en garantissant la justice pour tous. La famille Boboto a droit à la vérité ».
Marleine Malela










