En mission d’évaluation dimanche le 1er mars à Bandundu, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, a passé en revue les ouvrages en cours dans le cadre de la 13ᵉ session de la Conférence des gouverneurs. Au siège du gouvernement provincial, la salle destinée à accueillir le Conseil des ministres a été réaménagée et équipée, tandis qu’un chapiteau a été monté pour renforcer les capacités d’accueil.
À l’aéroport de Bandundu, le constat est plus préoccupant. La piste n’est pas encore réhabilitée, hormis des aménagements internes entrepris par la Régie des voies aériennes (RVA). Les matériaux de l’entreprise Safrimex, chargée des travaux, ne sont arrivés que samedi, retardant de facto le lancement effectif du chantier. Sur d’autres sites visités, notamment le pont jeté sur la rivière Buza et certains axes routiers, les infrastructures demeurent vulnérables, surtout en période de pluie, malgré des interventions ponctuelles.
À l’Université de Bandundu, les étudiants ont remis un mémorandum au Chef de l’État, plaidant pour la construction d’un campus moderne sur un site encore largement inexploité. Du côté du palais présidentiel, seuls les travaux d’aménagement de la cour restent à finaliser, alors que l’Office des voiries et drainage (OVD) poursuit le bétonnage et l’entretien des routes environnantes. Sur l’avenue Kwango, la société BBC a exécuté près d’un kilomètre sur les 12 prévus, avec des caniveaux déjà réalisés sur une portion significative.
Face aux retards observés, John Banza a appelé à une intensification immédiate des travaux. « Les travaux se font, mais à un rythme qui ne correspond pas aux urgences que nous avons (…) Il faut qu’on double l’intensité des travaux, même s’il faut travailler la nuit pour tenir les délais », a-t-il déclaré.
Initialement prévues du 9 au 13 décembre 2025, puis reprogrammées du 3 au 7 mars 2026, les assises ont finalement été reportées du 24 au 28 mars, afin de permettre l’achèvement des préparatifs infrastructurels.
Dario Kiaka










