Le ministre de la Communication et des Médias ainsi que porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a averti lundi 11 mai que les auteurs de propos jugés injurieux, diffamatoires ou attentatoires aux institutions de la République sur les réseaux sociaux feront désormais face à des poursuites judiciaires, y compris lorsqu’ils opèrent depuis l’étranger. Reprenant l’orientation déjà annoncée par le ministre de la Justice, le gouvernement affirme vouloir renforcer la lutte contre les abus numériques et les campagnes de dénigrement visant les autorités publiques.
Selon Patrick Muyaya, les dossiers qui seront transmis à la justice devront servir d’exemple afin de décourager la propagation des discours considérés comme offensants ou portant atteinte à l’ordre public. Cette sortie médiatique intervient dans un contexte marqué par une forte agitation sur les plateformes numériques à la suite de la conférence de presse tenue le 6 mai dernier par le Président Félix Tshisekedi, laquelle avait provoqué de nombreuses réactions critiques, parfois virulentes, dans l’opinion publique et au sein de la diaspora congolaise.
Depuis plusieurs mois, les autorités congolaises affichent une volonté accrue de mieux encadrer l’espace numérique face à la montée des discours de haine, des fausses informations et des attaques ciblant les institutions étatiques. Toutefois, cette position suscite déjà des débats dans les milieux politiques et de défense des droits humains, certains observateurs appelant à un équilibre entre la préservation de l’ordre public et le respect de la liberté d’expression garantie par la Constitution congolaise.
Dario Kiaka










