RDC/Cyberdéfense : Le CNC sous le feu des critiques des ONGs pour répression numérique

Le Conseil National de Cyberdéfense (CNC) est au cœur d’un débat houleux à Kinshasa. Les ONG Human Rights Watch et Justicia Asbl accusent les services de sécurité d’utiliser les technologies de surveillance numérique pour traquer des opposants et des journalistes, liant ces pratiques à des disparitions forcées.

De son côté, le gouvernement congolais rejette ces allégations, affirmant que la maîtrise du cyberespace est vitale pour protéger le pays contre les infiltrations étrangères et sécuriser les infrastructures critiques. Pour les autorités du pays, la priorité est claire : la RDC est en guerre, et cette guerre est aussi informationnelle. « On ne peut pas laisser le cyberespace congolais devenir un terrain de jeu pour ceux qui veulent déstabiliser nos institutions », martèle-t-on dans les couloirs du pouvoir. Le CNC est ainsi présenté comme un bouclier indispensable contre la désinformation orchestrée par des puissances hostiles et les groupes rebelles de l’Est.

Mais pour les organisations de défense des droits de l’homme, ces mesures sont une dérive autoritaire. La tension est donc palpable entre l’impératif de sécurité en temps de guerre et la préservation de l’espace civique.

Alors que la RDC sollicite le soutien de ses partenaires internationaux pour stabiliser l’Est du pays, ces derniers scrutent avec une attention croissante le respect de l’espace civique. Le gouvernement devra trouver un équilibre entre sécurité et libertés pour éviter de compromettre son image et ses relations internationales.

Dorcas Nzumea