Les questions de la guerre à l’Est de la République Démocratique du Congo et du dialogue national inclusif appelé de tous les vœux par une frange de la classe politique congolaise pour la paix, l’unité et la cohésion nationale. Le Président Tshisekedi a donné accord au cours de l’une des premières réunions du conseil des ministres de l’année 2026, mais cela fait débat dans l’opinion publique. Dans une interview exclusive accordée à la rédaction de CONGOINFO.NET, Franck Mwe di-Malila, ancien ministre de la coopération internationale et du tourisme, revient sur les objectifs des assises et le cadre spacio-temporaire qui font couler beaucoup d’encre et de salive.
Sur la crise sécuritaire à l’Est, les quelques revers des FARDC et le contrôle de quelques territoires de l’espace Kivu par l’AFC/M23, Franck Mwe di-Malila estime« .., le recours au mercenariat prouves à suffisance le manque d’efficacité des FARDC sur les lignes des fronts, et cela a été constaté par le Chef de l’état lui-même. S’il y a dialogue, l’un des thèmes prépondérant devrait être la reconstruction de l’armée, en procédant d’abord aux états généraux celle-ci afin de définir sur quel socle la rebâtir » a-t-il dit
Des objectifs de la tenue des assises, Franck Mwe di-Malila évoque la responsabilité du gouvernement congolais, « …,soit il choisit l’option de la paix en achevant le processus de Doha et organise un vrai dialogue et non pas un soliloque, au cours duquel sera examiné les causes profondes de la crise pour recouvrer la paix, pour refonder l’État, retrouver le sens du bien commun et celui du sens de l’État, soit il choisit l’option sécuritaire, et dès lors, cela nous entraîne véritablement vers l’inconnu » a-t-il indiqué
Et de poursuivre,
« …, le dialogue dont on parle aujourd’hui, n’a pas pour objectif, réviser la constitution, ce pourrait être une conséquence, c’est plutôt pour recouvrer la paix, régler les causes profondes qui font qu’aujourd’hui il y a la désagrégation de l’État. Lorsque vous parlez des concertations nationales c’est totalement anachronique. Aujourd’hui, proposer que le dialogue se tienne à Kinshasa est surréaliste, dès lors qu’il y a un climat répressif caractérisé par les arrestations arbitraires et condamnations à mort de Nangaa, Joseph Kabila et d’autres opposants poussés à l’exile » argue-t-il
Et d’ajouter,
« …, je vais d’ailleurs rappeler ici, que pour l’année 2025, il y a eu plus de 11000 demandeurs d’asile en Belgique, à peu près le même chiffre en France. Cela traduit que l’environnement politique est devenu délétère » a-t-il renchéri
Des objectifs du dialogue, Franck Mwe di-Malila énumère, »…,recouvrer la paix, refonder l’État, aborder les causes profondes de la crise, notamment, la cohésion nationale, la discrimination, la corruption et la concussion, la bonne gouvernance, en claire, revenir au sens du bien commun et au sens de l’État » a-t-il mentionné en conclusion.
Bien que l’Angola ait proposé un cadre, les parties prenantes ne se sont pas encore prononcé sur cela, car il faudrait d’abord un accord sur le lieu, le format, et les termes de référence des discussions.
Bivince Mpungu










