RDC/Transco : Le bras de fer administratif s’accentue, les salaires bloqués après une décision jugée illégale

Une correspondance officielle, dont une copie est parvenue à la rédaction CONGOINFO.NET ce jour, révèle de fortes tensions internes au sein de la société publique de transport en commun TRANSCO. Adressée en date du 11 février 2026 au vice-Premier ministre en charge des Transports, la lettre dénonce des « illégalités et irrégularités » liées au prétendu retrait de confiance visant le Directeur général a.i. et la Directrice générale adjointe a.i., ainsi que la modification des pouvoirs bancaires de l’établissement.

Ledit document renseigne que le Président du Conseil d’Administration aurait fait signer aux administrateurs un procès-verbal retirant la confiance aux deux dirigeants intérimaires, avant de saisir la banque afin de leur retirer la signature. La correspondance soutient toutefois que cette démarche ne respecte pas la loi régissant les établissements publics, rappelant que la révocation ou la suspension des dirigeants ne peut intervenir que selon une procédure légale impliquant l’autorité compétente.

En suite, le texte insiste également sur les règles de régularité des délibérations du Conseil d’administration, notamment les modalités de convocation, les délais légaux, le quorum et les conditions de validité. «… Le non-respect de ces prescriptions entache la décision d’irrégularité et peut entraîner sa nullité. En l’absence d’acte régulier de révocation, le président du Conseil ne pourrait donc pas retirer valablement la signature du Directeur général, toute instruction bancaire fondée sur cette décision étant susceptible d’engager la responsabilité de ses initiateurs», précise la correspondance.

Conséquence directe de cette situation : la paie des agents serait actuellement bloquée par la SOFIBANQUE, la banque ne pouvant exécuter un retrait de signature sans acte légal émanant de l’autorité compétente. «…la démarche entreprise n’engage que la responsabilité personnelle de son auteur. Il faut une clarification rapide afin de rétablir le fonctionnement normal de l’entreprise et garantir la rémunération du personnel », conclu le document.

Dario Kiaka