RDC/Dialogue inclusif : «Je ne sais pas si on considère ce qui se passe à Doha comme un aspect de ce dialogue ou pas » (Donatien Nshole)

Devant la presse ce jeudi 12 février 2026, le secrétaire général de la CENCO, Donatien Nshole, a appelé à clarifier la portée du dialogue inclusif évoqué par les autorités congolaises dans le contexte des initiatives de paix en cours et s’est également interrogé sur la place exacte des pourparlers de Doha dans cette dynamique.

En effet, «…il y a quelque chose à clarifier, parce qu’au même moment nous parlons de la possibilité d’un dialogue inclusif, mais pas avec ceux qui ont pris les armes », a déclaré Mgr Nshole.

L’approche actuelle, poursuit-il, pourrait être interprétée comme un processus en deux phases, impliquant d’abord les groupes armés, puis les autres acteurs politiques et sociaux. « Peut-être que pour le président, ce dialogue se ferait en deux temps : un temps avec ceux qui ont pris les armes, et un temps avec les autres », a-t-il tenté de répondre à ses propres questionnements, avant d’expliquer que cette méthode pourrait créer des incompréhensions au sein de l’opinion.

Par ailleurs, Mgr Donatien Nshole a ainsi plaidé pour un cadre plus large afin de renforcer la crédibilité du processus de paix. « Nous pensons que ce serait plus pratique, pour des questions qui concernent tout le monde, que tout le monde se retrouve autour d’une table », a-t-il insisté, soulignant l’importance d’un consensus national alors que les initiatives diplomatiques régionales et internationales se multiplient autour de la crise sécuritaire à l’Est de la RDC.

Dario Kiaka