RDC: «La guerre, elle ne peut être gagné que par une armée disciplinée» ( Augustin Matata Ponyo)

Invité du Journal Afrique de TV5 Monde ce mercredi 28 janvier 2026, Augustin Matata Ponyo Mapon, ancien Premier ministre de la RDC et Président du Parti Politique « Leadership et Gouvernance pour le Développement» ( LGD), membre du Mouvement «Sauvons le Congo», a une nouvelle fois pris la parole pour commenter la situation politique et sécuritaire qui secoue le pays en général. À la question sur prise de Goma par les rebelles soutenus par le Rwanda d’y a un a passé, l’homme à la cravate rouge a,en réponse, sans langue de bois, attribué cet épisode macabre, non seulement au manque de discipline au sein des FARDC, mais aussi à la mauvaise gouvernance du régime de Kinshasa.

Alors que le régime actuel en RDC, par le truchement du Président de la République Félix Tshisekedi, s’est rangé sur le front diplomatique pour faire face à l’agression, en vue de préserver des vies humaines, Matata Ponyo, lui, reste crispé sur la réforme de l’armée et l’orthodoxie de gouvernance à l’interne. «…la guerre, elle ne peut être gagné que par une armée disciplinée. La mère de l’armée c’est la discipline. Et la gouvernance, quand j’étais Premier Ministre, j’ai ramené la bonne gouvernance dans tous les secteurs de l’économie, y compris dans le secteur à la défense», a-t-il déclaré.

Et d’ajouter,

«… Aujourd’hui, les problèmes profonds de la rébellion c’est la mauvaise gouvernance. Jamais la RDC n’a été mal gérée comme elle est aujourd’hui. C’est un problème de leadership. Avec un budget de près 16 milliards, toutes les routes sont défoncées, les compagnies sont tombées en faillite, les gens ne sont plus payés, la money se déprécie », a-t-il indiqué, faisant une approche comparative avec sa propre gouvernance alors qu’il était Premier Ministre, où, selon lui, le bilan demeure jusqu’ici inégalé.

Abordant la question des accords de Washington et Doha, Matata reste pessimiste, dès lors que la dynamique interne n’est pas mise en confiance. «…les accords externes, tant qu’ils ne sont pas basés sur la confiance entre les acteurs politiques, entre la population et les dirigeants, rien ne vaut.», a-t-il précisé.

Et de conclure,

«…Nous,«Sauvons le Congo», recommandons, comme les évêques de la CENCO et de l’ECC, qu’il y ait un dialogue. Les accords externes ne peuvent produire des effets que si la confiance est rétablie, et cette confiance ne peut être rétablie que par un dialogue inclusif entre le peuple».

Dario Kiaka