RDC: « on parle du dialogue quand il y a crise, le régime en place n’a donc aucune raison d’accepter un tel processus » ( Jean Willy Kalonji)

Dans une interview exclusive accordée à la rédaction de CONGOINFO.NET ce mardi 27 janvier 2026, le président national du parti politique ORDRE NOUVEAU et membre de l’Union Sacrée de la Nation, Jean Willy Kalonji, s’est prononcé contre l’organisation d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo, qui selon lui, n’a pour objectif que les intérêts personnels de certains acteurs politiques en mal de positionnement, dans un contexte où les institutions en place sont foncièrement legales et légitimes.

Pendant que le cadre de croisade politique tend à se former dans les mouvements sémantiques qui viennent de toutes les franges de la classe politique congolaise, le leader du parti ORDRE NOUVEAU, lui, pense que le cadre idéal serait les concertations nationales,«…on parle du dialogue quand il y a crise de légitimité des institutions et leurs animateurs. En fait, c’est une exception, et cette exception plongera le Pays dans l’extraconstitutionnalité.
Engager un dialogue dans le contexte actuel impliquerait la mise en veilleuse des institutions issues des élections, au profit d’un cadre exceptionnel fonctionnant par consensus. On mettra donc la Constitution en veilleuse et les cadres qui seraient mis en place relèveraient d’un constituant originel, où chaque participant n’aura qu’une seule voix délibérative», a-t-il précisé.

Et d’ajouter,

«…le régime en place n’a donc aucune raison d’accepter un tel processus, dès lors que les institutions actuelles sont légitimes et issues des élections », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, Jean Willy Kalonji estime qu’il n’existe pas de crise politique majeure justifiant un dialogue, à la place, il propose les concertations nationales, «… contrairement au dialogue national et inclusif, dans les concertations nationales, les participants visent la cohésion nationale pour regarder tous dans la même direction. ce qui se passe aujourd’hui a été créé délibérément. La guerre qui hante l’Est de la république remonte à plus de trente ans », a-t-il rappelé, avant de saluer les efforts du gouvernement dans la gestion de la crise sécuritaire.

Et Jean Willy Kalonji de renchérir,
«…nous sommes en voie de devenir un pays post-conflit, c’est une avancée. Nous devons jeter des fleurs à ce régime qui a réussit à affaiblir notre ennemi, donc le régime de Paul Kagame», a-t-il soutenu.

Abordant la question de l’opposition interne qui appelle de ses vœux à un dialogue national et inclusif, Jean Willy Kalonji a pointé du doigt le rôle du Rwanda dans l’instabilité de l’Est du pays,«…Paul Kagame a reconnu que ce n’est ni avec Félix Tshisekedi ni avec le M23 qu’il a des problèmes, mais qu’il revendique des terres congolaises. Cela vise la balkanisation du pays. Quand maintenant nos opposants collaborent avec celui qui revendique les terres chez nous, je pense qu’il y a un problème. Pour nous, tout ce qu’il y a comme problème aujourd’hui, ce que les gens cherchent à se positionner. Il y a aussi une opposition de haine parce qu’on ne veut pas voir le président Félix Tshisekedi diriger le pays », a-t-il déploré.

Le leader du parti ORDRE NOUVEAU a, enfin appelé la classe politique à faire un choix clair, soit «…accepter de collaborer avec le régime en place, dirigé par le Président actuel, ou attendre les prochaines échéances électorales», a-t-il averti.

Et de conclure,

« …je pense que le congrès que l’Union Sacrée a organisé dernièrement a réglé ce problème parce que tous les participants à ce congrès ont renouvelé leur loyauté au Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et c’est ça le véritable Camp de la Patrie ».

Dario Kiaka