Alors que l’instabilité persiste dans l’Est de la République démocratique du Congo, Kinshasa fait face à une mobilisation diplomatique croissante. Après les initiatives menées par l’Angola et la rencontre de Lomé du 17 janvier au Togo, la Belgique et la France sont montées au créneau en l’espace de 24 heures pour réclamer un dialogue politique inclusif et un cessez-le-feu immédiat, se disant préoccupées par la dégradation de la situation sécuritaire, marquée par la poursuite des violences des groupes armés, dont le M23, et par l’ampleur de la crise humanitaire qui contraint des milliers de civils à fuir leurs foyers.
Ainsi, le mardi 20 janvier, la position de la Belgique a été réaffirmée au plus haut niveau lors de l’entretien entre le vice-premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, et le président Félix Tshisekedi, en marge du Forum économique mondial de Davos. Bruxelles y a renouvelé son engagement en faveur d’une issue pacifique au conflit, tout en insistant sur la nécessité d’un dialogue national capable de rassembler l’ensemble des forces politiques et sociales du pays. « Nous avons réaffirmé notre engagement pour une solution pacifique à l’Est de la RDC et le respect de son intégrité territoriale », a déclaré le responsable belge.
Paris a, de son côté, appuyé cette dynamique diplomatique. Le 19 janvier, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a officiellement soutenu l’option d’un dialogue national, présenté comme une condition indispensable pour restaurer la cohésion politique et la stabilité du pays. La France s’inscrit ainsi dans le sillage des médiations régionales et internationales en cours, notamment celle conduite par le président togolais Faure Gnassingbé, désigné médiateur par l’Union africaine.
Ainsi, dans un contexte où les initiatives se multiplient: de l’Union africaine aux États-Unis, en passant par le Qatar, Paris plaide pour une coordination étroite des efforts afin de favoriser la désescalade, alors que la progression du M23 et les accusations de soutien extérieur continuent de faire planer de lourdes menaces sur la stabilité de l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Dario Kiaka










