Le ministère congolais des finances a, dans un communiqué officiel de ce Mercredi 14 décembre 2026, dont une copie est parvenue à la rédaction CONGOINFO.NET cet après-midi, ténu à apporter des clarifications fermes, en réaction à un article d’Africa Intelligence relatif au dossier PayServices Dans ce document, le gouvernement affirme vouloir apporter des « clarifications factuelles et juridiques, dans un souci de transparence et de bonne information du public », soulignant qu’« à ce stade, aucune condamnation ni constatation judiciaire définitive n’établit une quelconque responsabilité de l’État congolais ou de ses institutions ».
Sur la nature des relations entre l’État congolais et PayServices, le ministère précise que, «…sous le gouvernement Sama Lukonde II, certains services publics ont signé avec cette entreprise de droit américain des protocoles et mémorandums à caractère exploratoire, dans le cadre d’un projet de digitalisation», rapporte le communiqué.
Toutefois, poursuit-il, il est clairement indiqué que ces documents ne constituaient pas des actes de nature à engager financièrement le Trésor public. «…Aucune opération financière, aucune prise de participation de l’État, ni aucun engagement budgétaire n’a été valablement conclu », précise-t-il.
Concernant la demande de paiement de 20 millions de dollars américains introduite ultérieurement par PayServices, les autorités affirment que les analyses administratives et juridiques menées ont conclu à son impossibilité légale. Le ministère évoque notamment des décisions d’autorités bancaires et judiciaires américaines interdisant à PayServices d’exercer des activités bancaires, ainsi que «…l’absence de toute loi d’autorisation parlementaire approuvant une éventuelle prise de participation de l’État. À aucun moment l’État congolais n’a procédé à un décaissement ou à un transfert de fonds au bénéfice de la société PayServices », rappelle-t-il avec instance.
Enfin, le gouvernement rejette « formellement et catégoriquement » toute allégation de corruption, affirmant qu’aucun paiement, aucune promesse de paiement ni aucun avantage indu n’a été accordé à qui que ce soit. «…la procédure contentieuse en cours devant les juridictions américaines suivra son cours conformément au droit applicable», conclu-t-il.
Dario Kiaka










