Après des récents propos de Paul Kagame réclamant une partie de terre à l’Est de la RDC, une vive polémique agite le débat public sur la toile. Dans une analyse publiée sur son compte X ce lundi 12 janvier 2026, Ferdinand Kambere, Secrétaire permanent du PPRDC a vertement critiqué l’utilisation des propos du président rwandais pour discréditer l’opposition congolaise et les responsables religieux favorables à un dialogue national inclusif en RDC.
En effet, «...lorsque Kigali revendique publiquement des terres ancestrales en RDC, il ne ridiculise pas les Congolais, mais reconnaît une agression contre la souveraineté nationale», a-t-il précisé.
Ces déclarations, poursuit-il, ne doivent en aucun cas servir à criminaliser le débat interne ni à opposer patriotisme et dialogue. «…réclamer un dialogue national inclusif relève d’une démarche de paix et de cohésion, et non d’un renoncement. refuser le débat au nom de la menace étrangère revient à exiger le silence et la soumission plutôt qu’une véritable unité nationale.», a-t-il indiqué.
Et d’ajouter,
«…le discours expansionniste de Paul Kagame n’a jamais été reconnu par l’ONU, l’Union africaine ou une juridiction internationale, et qu’il avait été politiquement contenu sous les régimes de Laurent-Désiré Kabila et de Joseph Kabila», rappe Il s’interroge sur sa résurgence actuelle, qu’il attribue à un affaiblissement interne de l’État congolais, marqué par une gouvernance jugée incohérente et une diplomatie aux messages contradictoires», a-t-il martelé.
Enfin, Ferdinand Kambere défend le rôle de l’opposition et des prélats catholiques, citant notamment le Pacte social CENCO-ECC et des références aux résolutions internationales, comme des voix portant la crédibilité et la cohésion du Congo. «…la guerre ne peut être gagnée uniquement par des slogans, mais par la légitimité politique, la solidité des institutions et un dialogue national structuré», conclu-t-il.
Dario Kiaka










