La République démocratique du Congo, la Somalie et le Libéria siègent actuellement au Conseil de sécurité des Nations unies, avec l’ambition commune de défendre le multilatéralisme et le respect du droit international dans une enceinte marquée par une polarisation croissante. C’est dans ce contexte que le Conseil tient, ce lundi 5 janvier, sa 10085ᵉ séance consacrée au Venezuela, inscrite sous l’intitulé « Menaces contre la paix et la sécurité internationales ».
La RDC, confrontée à des crises persistantes dans la région des Grands Lacs, entend recentrer les débats sur les liens entre ressources naturelles, gouvernance et conflits, tout en plaidant pour des programmes crédibles de désarmement, démobilisation et réintégration.
Pays sorti d’un long conflit, le Libéria met en avant son vécu post-crise pour promouvoir une diplomatie du consensus. Son ambassadeur à l’ONU, Lewis Garseedah Brown II, insiste sur une vision globale de la paix, affirmant qu’au-delà de son ancrage africain, la voix portée se veut universelle.
La Somalie qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, pilote un agenda diplomatique dense. Celui-ci inclut des dossiers sensibles comme le Moyen-Orient, Haïti, le Soudan ou encore le Venezuela, avec deux débats de haut niveau, dont l’un consacré à l’État de droit dans le maintien de la paix.
Unis par leur attachement à la Charte des Nations unies, les A3 avancent néanmoins dans un environnement géopolitique complexe. Alors que la RDC présidera le Conseil en juillet 2026 et le Libéria en décembre de la même année, une question demeure centrale : quelle marge de manœuvre réelle pour ces pays africains face aux grandes puissances, et jusqu’où défendre le principe de non-ingérence sans fragiliser des partenariats stratégiques essentiels ?
Dario Kiaka










