Le Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Jacquemin Shabani Lukoo, a participé par vidéoconférence, à une réunion convoquée ce vendredi 19 décembre à Strasbourg au parlement européen, autour de la situation humanitaire dramatique à l’Est de la RDC, où il a pris la parole au nom de la République Démocratique du Congo, lors des échanges de vues consacrés aux violences persistantes et à la situation humanitaire dans les territoires occupés.
Prenant la parole, le VPM Shabani étale les réalités qui continuent de frapper les populations civiles, victimes d’exactions perpétrées par les forces rwandaises avec l’AFC/M23 dans les parties du territoire occupés, »…, les informations en notre possession font état de 21.994 victimes documentées, 5.9917 personnes victimes des massacres, 2.499 assassinats et exécutions, sans compter les enlèvements et les recrutements forcés dont sont victimes les enfants et jeunes gens »a-t-il indiqué
Et de poursuivre,
«…Nous sommes arrivés à documenter 5062 cas de violences sexuelles auxquelles sont victimes les femmes et jeunes filles. Nous notons aussi les déplacements forcés et transplantation des populations étrangères dans les Nord et Sud-kivu, dans plusieurs territoires où les affres des armes ont fait fuire les autochtones. 91 personnes ont trouvé la mort dans les hôpitaux en les accusant d’être des soldats blessés. Les pillages des différents matériels dans ont pris la direction de la frontière du Rwanda», a-t-il avancé
Et de renchérir,
« Aujourd’hui la crise ne concerne plus seulement le territoire congolais, c’est une crise sous-régionale. C’est ici pour nous l’occasion de demander au parlement européen et la communauté internationale d’aller au-delà des condamnations qui ne suffisent plus pour arrêter cette ignominie. Ce n’est qu’à travers des mesures des sanctions ciblées concernant non seulement les États, mais les personnes à la tête de cette ignominie, que nous arriverons à faire appliquer les différents accords qui pour la plupart trouvent solution à la problématique connue de tout le monde», a-t-il conclu.
La Rédaction










