Peu après l’ entérinement des accords entre la RDC et le Rwanda, plus de 60 organisations de la société civile congolaise tirent la sonnette d’alarme en affirmant que les accords en cours d’entérinement entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, dans le cadre des processus de Washington et de Doha sous la médiation de Donald Trump, ne suffiront pas à assurer une paix durable dans le Pays de Lumumba.
Dans une déclaration ferme, dont une copie est parvenue ce samedi 06 décembre à la rédaction CONGOINFO.NET, cette frange de la société civile estime que ces processus, limités au gouvernement congolais, au Rwanda et aux rebelles de l’AFC/M23, laissent de côté des acteurs essentiels et ne s’attaquent pas aux causes profondes du conflit. Rappelant que les violences qui se poursuivent dans la partie Est de la RDC, notamment à Kamanyola, Mwenga et Uvira, présentent un signal que les cessez-le-feus successivement annoncés, demeurent sans effet sur le terrain.
Ainsi, ces organisations appellent la communauté internationale, dont les États-Unis, Qatar, Union africaine, à créer les conditions d’un « dialogue inter-Congolais véritablement participatif», intégrant opposition, groupes armés nationaux, communautés locales et Églises.
Elles exigent également l’application stricte de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, incluant le retrait des troupes rwandaises et la fin de tout soutien extérieur aux groupes armés.
Pour les signataires, ce dialogue doit aboutir à des décisions contraignantes sur la réunification du pays, la restauration de l’autorité de l’État, le désarmement des combattants et les réformes prioritaires avant les prochaines élections.
Enfin, elles alertent sur le risque de « partition de fait » du territoire, face à l’occupation persistante de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu et à l’installation d’administrations parallèles par l’AFC/M23
Dario Kiaka










