Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité, vendredi 19 décembre 2025 à New York, une résolution prorogeant d’une année le mandat de la MONUSCO, dans un contexte de poursuite des combats dans l’est de la République démocratique du Congo, opposant les forces gouvernementales à la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda.
Porté par la France, le texte intervient à la veille de l’expiration du mandat, initialement prévue le 20 décembre, et consacre le choix de la continuité face à une situation sécuritaire jugée toujours préoccupante. «la MONUSCO est appelée à jouer un rôle central dans l’appui aux efforts de paix, notamment ceux de l’Union africaine, de la médiation togolaise, des organisations sous-régionales ainsi que des initiatives portées par les États-Unis et le Qatar. La résolution autorise la Mission onusienne à soutenir dès à présent la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent, en appui au mécanisme agréé à Doha, tout en prévoyant une réévaluation ultérieure de cette implication sur la base des propositions du Secrétaire général et de l’évolution de la situation sur le terrain», a déclaré Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France auprès des Nations Unies.
Et d’ajouter,
« toute restriction à la liberté de mouvement de la MONUSCO et à l’exercice de son mandat demeure inacceptable. Le Conseil de sécurité devra se montrer prêt à agir si de telles entraves persistent.», a-t-il rappelé avant de dénoncé également la poursuite des hostilités sur le terrain durant les négociations et pointant le soutien continu de l’armée rwandaise à la rébellion de l’AFC/M23, notamment dans le Nord et le Sud-Kivu, où plusieurs territoires restent sous occupation rebelle.
Rappelons par ailleurs que, la MONUSCO avait amorcé un processus de désengagement progressif, notamment au Sud-Kivu, après plus de vingt années de présence. Selon les observateurs onusiens, cette extension de mandat ne constitue ni un blanc-seing ni un tournant stratégique, mais traduit la persistance d’un conflit qui résiste aux échéanciers et une paix que la communauté internationale, faute d’alternative crédible, s’efforce encore de contenir.
Dario Kiaka










